Lettre persane
Lobagirl, 12/13/02
Note sur le texte: This essay is a contemporary parody of the early 18th century French literary classic Lettres persanes by Montesquieu, which I read for class not so long ago. The original lettres are written in the voice of a Persian nobleman who travels to France and describes to his friends back home many things he cannot understand about French culture. It’s a lot like that Radiohead song where aliens come to Earth to make home movies as a souvenir of this odd, odd world. Our assignment consisted of coming up with something about the world we were living in, i.e. a small undergraduate university, and then describe it through the eyes of someone totally unfamiliar with anything about it. I decided to keep the French for CNF, since I can think of a couple regular readers who could read it in its original form. If you’re Anglophone only, my first counsel is to go take a class to learn some cool language of your choice; if that language isn’t French, then go to www.systransoft.com and see what the translator comes up with. Who knows—it’s probably funnier than the original that way. Let me know how it goes.
TÉLÉE À CYBER
Depuis que je suis arrivée, je remarquais une obsession bizarre chez les résidents de cette institution. Au centre de l’obsession est une machine merveilleuse, un appareil qui possède le pouvoir d’une centaine de personnes par rapport à la capabilité de calculer des chiffres complexes, et il a aussi l’efficacité d’un milliard de personnes par rapport à la production d’une écriture uniforme. Dans les bâtiments académiques, il y existe souvent quelques salles remplies de ces machines miraculeuses ; l’effet est celui d’une usine de l’intellect où les ouvriers (c’est-à dire les étudiants) ne font bouger que leurs doigts et peut-être leurs pensées. On peut compter dans les collections de ces salles-usines et dans les chambres individuelles des résidents une machine pour chaque étudiant ; tous les gens qui a du travail à l’institution—les jeunes étudiants et leurs professeurs—ont accès général au grand pouvoir contenu dans ces petits appareils.
Normalement, pendant les cours et parfois individuellement les étudiants complètent leurs devoirs avec l’aide de quelques images déjà établis à l’ordinateur qui sont désignés pour améliorer l’ennui de ces genres du travail. En parlant aux jeunes, j’ai découvert qu’ils appellent les séries d’images « programmes » et ces programmes font partie essentielle de leur éducation. Il me semble que ces programmes marchent un peu comme des jeux académique, où le resultat de jeu dépend des changements initiés par celui qui travail. Chaque discipline a son programme préféré. Les cours de statistique aime bien le jeux « Minitab », et les cours de langues demande souvent que les étudiants utilisent un d’une selection de plusieurs jeux dont le plus populaire est « Word ».
Je m’intéresse beaucoup à ce jeu des langues, soit « Word », soit un autre jeu d’une idée pareille, puisque les règles peuvent changer selon les souhaits du prof. J’ai vu une étudiant dans une salle-usine qui a fait apparaître presque neuf pages de texte, puis elle a changé le style des caractères et l’espace autour du texte jusqu’au point où elle a achevé dix pages et demi. À la machine voisine, un autre étudiant a fait dans la même façon une quinzaine de pages d’un texte à dix pages seulement. Le jeu, apparament, est en agrandissant un texte aux spécifications du professeur. Un programme qui je crois est nommé « Snood » rattrape toutes les attentions des jeunes (et quelques profs aussi, j’ai noté), particulièrement dans leurs chambres ; pourtant je n’ai point trouvé de cours où ce programme fait un sujet à examiner. Peut-être ce jeu est un morceau de l’avenir d’éducation, et cinq ou dix ans plus tard on verra toute une spécialisation consacrée aux mystères y cachés.
Le dernier jeu dont je vais vous parler ici, c’est un autre programme qui commande une attention qui va jusqu’à l’obsession chez certains étudiants. On appel ce jeu « instant messenger », ou plus simplement « IM ». Un étudiant m’a expliqué un peu les détailles essentielles de ce jeu (car j’avoue que jétais si curieux que j’ai finalement demandé d’une personne une explication de cette merveille). On commence le jeu, et on trouve d’autres gens qui l’ont déjà commencé ailleurs, dans plusieurs autres endroits tout autour du monde. On prend un autre nom, un « screen-name », il a dit, et on parle aux autres joueurs. Tout cela se passe souvent en même temps qu’un autre jeu ; une combinaison très commune est le jeu de Word et le jeu d’IM. Les étudiants passent des heures et des heures en parlant aux amis qui habitent parfois dans un autre étage du même résidence, un distance de trois minutes à pied (dans les pantoufles et les pyjames, si on le préfère).
Je trouve cet IM si interessant puisque chez nous, on a les « téléparleurs » pour avoir des conversations avec les gens lointaines ; nous parlons aux amis avec la voix naturelle et non pas avec une machine où on est toujours obligé de tout transcrire pour bien communiquer. On a un sens plus complet du discours avec les téléparleurs, car dans ce cas on entend les inflections de la parole, les subtilités de ton, etcetera. Les pauvres étudiants n’ont pas, j’imagine, une technologie pareille à la nôtre au niveau de communication ; cela m’étonne car on a besoin d’une technologie terriblement savante pour faire inventer des machines aussi puissantes que les siennes. Pourtant, il me reste dans ce regard un peu d’espoir, puisque j’ai remarqué un appareil très semblable aux téléparleurs à côté d’une machine des jeux. Malheureusement, je n’ai jamais vu personne l’utilisant, et donc mes théories sur le but de cette curiosité n’y trouve pas de preuves réelles.
De Macintosh, le 17 de la lune de Microsoft 2002.